Pygargue à queue blanche, Haliaeetus albicilla

 
 


Description:


Longueur : 76-94 cm.
Envergure : 190-240 cm.
Très grand, avec des ailes longues et larges, nettement digitées. La queue assez courte, cunéiforme, le cou et le bec fort lui donnent une allure caractéristique.
 


Habitat:


Niche près des côtes, près des grands lacs et des fleuves. L'hivernage est lié à l'existence de zones humides suffisamment vastes, peu dérangées et riches en nourriture. Les sites doivent également offrir des possibilités de reposoirs diurnes et nocturnes parfaitement tranquilles.


Mœurs:


Il se nourrit de poissons, oiseaux aquatiques, charognes et déchets de poissons. Enorme nid à la cime d'un vieil arbre ou à flanc de falaise.


Répartition et tendances:


L’aire de répartition du Pygargue à queue blanche s’étend de l’Islande à l’extrême est de l’Asie. En Europe, il n’occupe plus que les contrées reculées du nord et de l’est. Ses effectifs, tombés extrêmement bas au début des années 70, sont en lente mais continuelle progression. Actuellement, la population de cette espèce compte 4 000 – 4 700 couples dont 1 600 – 1 800 en Norvège, 900 – 1 100 en Russie, 440 – 490 en Pologne et plus de 300 en Allemagne. L’espèce est classée « Rare ».
En France, l’espèce a cessé de nicher en Corse dans les années 50. Depuis cette date, elle n’apparaît plus qu’en petit nombre en période internuptiale, entre octobre et mars principalement. Actuellement, il y a entre 10 et 20 individus par hiver, principalement sur les grands lacs de Champagne. On le rencontre également en Alsace et Lorraine.
La Champagne-Ardenne est donc la principale région d’hivernage de cette espèce en France avec en moyenne 4 – 8 individus chaque hiver soit environ 40 % de la population nationale. Les oiseaux fréquentent essentiellement les grands lacs de Champagne Humide (10/51/52) et leurs étangs connexes comme les étangs d’Outines et d’Arrigny (51) et l’étang de la Horre (10/52), et dans une moindre mesure les étangs d’Argonne (51). Il s’agit principalement d’oiseaux immatures ou subadultes mais quelques adultes sont également signalés. Depuis 25 ans et malgré le doublement de la population européenne, le statut et le nombre d’oiseaux observés n’ont pas sensiblement évolué dans notre région.